Le gouvernement australien a demandé une rencontre avec la plateforme de jeux en ligne Roblox après une série de plaintes faisant état de comportements abusifs et de l’exposition de mineurs à des contenus inappropriés. Cette initiative intervient alors que les autorités cherchent à renforcer la protection des enfants sur les services numériques largement utilisés par les plus jeunes.
Selon des informations rapportées par Reuters, des signalements évoquent des tentatives de manipulation d’enfants par des prédateurs ainsi que l’accès à des contenus graphiques ou préjudiciables sur la plateforme. Face à ces accusations, un organisme de régulation australien a annoncé qu’il examinerait si Roblox a respecté les engagements pris en matière de sécurité des mineurs.
La ministre australienne des Communications, Anika Wells, a indiqué avoir écrit à l’entreprise américaine pour exprimer sa « vive inquiétude ». Elle a souligné que les autorités prenaient très au sérieux toute allégation impliquant la sécurité des enfants en ligne et qu’une discussion directe avec Roblox était désormais nécessaire.
Roblox, qui compte des dizaines de millions d’utilisateurs quotidiens dans le monde, se présente comme une plateforme créative permettant aux enfants de jouer et de concevoir leurs propres univers virtuels. L’entreprise affirme régulièrement investir dans des outils de modération et de contrôle parental, tout en reconnaissant la difficulté de surveiller en permanence des interactions massives entre utilisateurs.
L’affaire s’inscrit dans un contexte plus large de durcissement du discours politique en Australie sur la responsabilité des plateformes numériques. Le pays s’est déjà distingué par des lois strictes encadrant les réseaux sociaux et les services en ligne, notamment en matière de protection des mineurs.
Les autorités australiennes n’ont pas précisé à ce stade quelles mesures pourraient être envisagées à l’issue de la réunion avec Roblox. Elles ont toutefois indiqué que des sanctions ou des obligations supplémentaires pourraient être imposées si des manquements aux règles de sécurité des enfants étaient établis.