SYDNEY – Le Parlement australien a adopté jeudi une loi historique qui annule 20 % des dettes étudiantes, effaçant ainsi plus de 16 milliards de dollars australiens (environ 10,3 milliards de dollars américains) de prêts contractés par quelque trois millions de citoyens. Cette décision marque la première grande réforme du second mandat du Premier ministre Anthony Albanese, récemment réélu à la tête du Parti travailliste avec une majorité écrasante.
Présentée comme une réponse directe à la flambée du coût de la vie, la mesure vise à offrir un répit financier significatif à des millions d’Australiens. « Nous avons promis que la réduction de la dette étudiante serait la première chose que nous ferions au Parlement – et c’est exactement ce que nous avons fait », a déclaré M. Albanese dans un communiqué. « Acquérir une éducation ne devrait pas signifier s’endetter toute sa vie. »
Le ministre de l’Éducation, Jason Clare, a quant à lui salué l’impact social de cette réforme, affirmant qu’elle contribuerait à « alléger le poids des épaules » des jeunes. Il a souligné que pour de nombreux étudiants et anciens étudiants, la dette constituait un obstacle à la stabilité financière, au logement et à la planification familiale.
La loi s’inscrit dans une série d’initiatives gouvernementales destinées à contrer les effets de l’inflation persistante sur les ménages, en particulier chez les jeunes générations, fortement exposées à la hausse des loyers et aux difficultés d’accès à la propriété. Le gouvernement espère également que cette mesure encouragera un plus grand nombre de jeunes à poursuivre des études supérieures sans crainte d’un endettement insoutenable.
L’opposition conservatrice a critiqué le coût de la mesure pour les finances publiques, mais les sondages montrent un fort soutien populaire à l’initiative, qui pourrait constituer un levier politique majeur pour le gouvernement dans les mois à venir.
Cette réforme renforce la position de l’Australie parmi les pays cherchant à rééquilibrer le financement de l’éducation dans un contexte économique incertain, tout en mettant en lumière une volonté politique affirmée de recentrer les priorités budgétaires sur le bien-être des citoyens.