La Russie a libéré deux prisonniers de guerre d’origine hongroise et les a transférés à Budapest, une décision qui a provoqué la colère de l’Ukraine, qui dénonce une violation du droit international humanitaire.
Les deux hommes sont arrivés en Hongrie tôt jeudi, après que le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a obtenu leur libération lors d’une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou.
Cette initiative est intervenue au lendemain d’un entretien téléphonique entre le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le dirigeant russe, au cours duquel ils ont discuté de la guerre en Ukraine, de la crise au Moyen-Orient et des approvisionnements énergétiques de la Hongrie.
Kiev a vivement condamné ce transfert, affirmant que les prisonniers étaient également citoyens ukrainiens. Le comité ukrainien chargé de la coordination des échanges de prisonniers a qualifié cette opération de « provocation » russe et de « violation flagrante du droit international humanitaire ».
La Russie et la Hongrie ont toutefois affirmé que les prisonniers possédaient la double nationalité hongroise et ukrainienne.
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Budapest et Kiev. En Ukraine, environ 150 000 Hongrois de souche vivent principalement dans la région de Transcarpathie, et les relations entre les deux pays sont depuis longtemps marquées par des désaccords sur les droits linguistiques de cette minorité.