Kilmar Abrego, le migrant salvadorien dont l’expulsion jugée abusive vers le Salvador a fait de lui un symbole des politiques migratoires agressives de l’administration de Donald Trump, a comparu lundi devant un tribunal fédéral dans le Maryland, selon l’agence Reuters. Cette audience intervenait quelques jours après sa libération d’un centre de détention du Service américain de l’immigration et des douanes (ICE).
Âgé de 30 ans, Abrego s’est présenté devant la juge fédérale Paula Xinis, à Greenbelt. Celle-ci a prolongé une ordonnance empêchant temporairement l’administration américaine de le replacer en détention migratoire. La magistrate avait déjà ordonné plus tôt dans le mois sa libération immédiate, estimant que son expulsion précédente avait été effectuée en violation des règles en vigueur.
Entouré de ses avocats et accompagné de son épouse, Jennifer Vasquez Sura, Abrego est apparu pour la première fois publiquement devant un tribunal depuis le début de la bataille judiciaire engagée pour contester son expulsion. Ses défenseurs affirment que son cas illustre les dérives d’une politique migratoire qui, selon eux, a conduit à des renvois précipités et illégaux de migrants vers leurs pays d’origine.
L’affaire Abrego est suivie de près par les défenseurs des droits des migrants, qui y voient un test important pour les limites juridiques de l’action de l’exécutif en matière d’immigration. La procédure se poursuit alors que la justice doit encore statuer sur le fond de son dossier et sur son statut migratoire à long terme.