La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a déclaré dimanche que la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, constituait « un moment décisif dans l’histoire de l’Iran », estimant qu’une possibilité d’évolution s’ouvrait pour le pays.
« L’avenir est incertain. Mais une voie est désormais ouverte vers un Iran différent, un Iran que son peuple pourrait façonner avec une plus grande liberté », a écrit Kaja Kallas sur le réseau social X.
Elle a indiqué être en contact avec plusieurs partenaires, notamment des pays de la région affectés par les actions militaires iraniennes, afin de rechercher « des solutions concrètes pour une désescalade ». L’Union européenne tente ainsi de se positionner sur le terrain diplomatique dans un contexte de fortes tensions régionales.
Les médias d’État iraniens ont annoncé samedi la mort de Khamenei à la suite de frappes aériennes israéliennes et américaines ayant visé son complexe à Téhéran. L’annonce a provoqué une onde de choc politique et sécuritaire au Moyen-Orient.
De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré s’être entretenue avec le roi Abdallah II de Jordanie, affirmant que l’Europe était « pleinement solidaire » de la Jordanie après les frappes iraniennes. Bruxelles multiplie les consultations diplomatiques face au risque d’escalade régionale.