Israël affirme que les Libanais déplacés ne pourront pas rentrer chez eux tant que sa frontière ne sera pas sécurisée
Israël affirme que les Libanais déplacés ne pourront pas rentrer chez eux tant que sa frontière ne sera pas sécurisée

Israël a déclaré lundi que les centaines de milliers de Libanais déplacés par sa campagne militaire ne pourront pas regagner leurs foyers tant que la sécurité des citoyens israéliens vivant près de la frontière ne sera pas garantie. Cette mise en garde intervient alors que l’armée israélienne intensifie ses opérations terrestres dans le sud du Liban.

Lors d’un point de presse, le porte-parole de l’armée israélienne, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, a indiqué que les forces israéliennes menaient désormais des opérations dans de « nouveaux emplacements » dans la région. Il a décrit l’offensive comme une opération « limitée et ciblée », destinée à neutraliser les menaces provenant du Hezbollah.

Les combats ont provoqué une crise humanitaire majeure au Liban. Selon les estimations, plus de 800 000 personnes ont été déplacées à la suite des frappes israéliennes et de l’intensification des affrontements dans le sud du pays.

L’offensive actuelle a été lancée quelques jours après que le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a ordonné une intensification des opérations militaires. Il a averti que le Liban pourrait subir d’importantes pertes territoriales et des dommages à ses infrastructures si le Hezbollah ne déposait pas les armes.

L’armée israélienne occupe déjà cinq positions dans le sud du Liban depuis le cessez-le-feu conclu en novembre 2024 avec le Hezbollah. Des renforts ont été envoyés dans la zone après que le mouvement chiite libanais a tiré une salve de roquettes le 2 mars, un événement qui a contribué à élargir le conflit régional.

Le Hezbollah a expliqué que cette attaque constituait une riposte à l’assassinat du guide suprême iranien le 28 février, au premier jour de la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran. Israël a répondu par une campagne de bombardements intensifs visant plusieurs zones au Liban.

Selon l’armée israélienne, ces opérations ont pour objectif de protéger le nord du pays contre les attaques du Hezbollah, qui aurait lancé en moyenne plus de 100 roquettes et drones par jour. Certaines de ces frappes auraient atteint des zones situées jusqu’au centre d’Israël, accentuant les inquiétudes sécuritaires dans le pays.

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