Isolé et sous pression, l’Iran étend le conflit tandis que la Russie et la Chine restent en retrait
Isolé et sous pression, l’Iran étend le conflit tandis que la Russie et la Chine restent en retrait

Affaibli par la mort de son guide suprême Ali Khamenei et soumis à une pression militaire croissante des États-Unis et d’Israël, l’Iran se retrouve largement isolé sur la scène internationale, ses partenaires traditionnels, la Russie et la Chine, se limitant pour l’instant à des condamnations diplomatiques.

Face aux frappes occidentales, Téhéran a choisi d’élargir le champ du conflit au-delà du Moyen-Orient en lançant des missiles et des drones contre des cibles stratégiques dans plusieurs pays. Les attaques ont notamment touché des installations énergétiques et des infrastructures dans des États du Golfe, mais aussi en Turquie, à Chypre et en Azerbaïdjan.

Ces opérations ont provoqué de fortes perturbations sur les marchés mondiaux de l’énergie et dans le transport maritime. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial, est particulièrement affecté, certaines routes maritimes étant paralysées par les risques d’attaques.

Malgré la gravité de la situation, Moscou et Pékin ont adopté une position prudente. Les deux puissances se sont contentées d’appels au calme et de critiques contre l’escalade militaire, sans apporter de soutien direct à Téhéran.

Selon des analystes, cette retenue reflète un « calcul froid » de la part de la Russie et de la Chine, qui cherchent à protéger leurs propres intérêts stratégiques tout en évitant d’être entraînées dans un conflit direct avec les États-Unis.

Les deux pays pourraient toutefois tenter de jouer un rôle de médiateurs si l’occasion se présente, alors que la guerre menace désormais d’embraser une région déjà fragilisée et de provoquer de nouvelles secousses sur l’économie mondiale.

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