L’Iran a procédé samedi à l’exécution de Mehran Bahramian, accusé d’avoir participé à l’attaque d’un véhicule des forces de sécurité en décembre 2022, au cours de laquelle un agent avait été tué par balles et plusieurs autres blessés, a rapporté le site du pouvoir judiciaire, Mizan.
Ces faits s’étaient produits dans la région de Semirom, dans la province d’Ispahan, en pleine vague de manifestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini, jeune femme de 22 ans décédée en détention après avoir été arrêtée par la police des mœurs pour un prétendu non-respect de la loi sur le port du voile.
Depuis ce soulèvement populaire, marqué par le slogan « Femme, Vie, Liberté », au moins dix personnes ont été pendues pour des faits liés aux manifestations, selon un décompte basé sur les annonces officielles. Les organisations de défense des droits humains dénoncent toutefois des procès inéquitables, reposant fréquemment sur des aveux extorqués sous la torture.
La famille Bahramian a payé un lourd tribut à cette répression : le frère de Mehran, Fazel, a lui aussi été condamné à mort pour les mêmes accusations, tandis qu’un autre frère, Morad, avait été tué par les forces de sécurité lors des rassemblements de 2022.
Cette nouvelle exécution illustre la fermeté persistante du régime face aux contestations issues du mouvement en faveur des droits des femmes et des libertés individuelles, qui continue de susciter une large condamnation internationale.