La Grèce a déclaré lundi l’état d’urgence sur l’île de Chios, en mer Égée, où des incendies de forêt violents ravagent la région pour le deuxième jour consécutif. Les autorités locales, appuyées par des centaines de pompiers, peinent à contenir les flammes attisées par des vents forts et des températures élevées, dans un scénario désormais tristement récurrent en période estivale.
« La situation depuis hier sur l’île est assez difficile, car nous avons constamment de nouveaux fronts et des résurgences, et les conditions climatiques ne sont pas favorables », a déclaré Yiannis Kefalogiannis, ministre de la Crise climatique et de la Protection civile, à son arrivée sur place. Les vents violents compliquent l’intervention des équipes au sol et des avions bombardiers d’eau, mobilisés en urgence.
Plusieurs villages ont été évacués de manière préventive afin de protéger les habitants, tandis que les flammes ont provoqué des coupures de courant et menacent désormais certaines infrastructures essentielles. Les autorités locales appellent les résidents à la prudence et à suivre les consignes de sécurité, alors que les foyers d’incendie se multiplient à un rythme inquiétant.
Les pompiers, soutenus par des renforts venus d’autres régions de Grèce, poursuivent une lutte acharnée contre des incendies alimentés par la sécheresse et la chaleur extrême. Le gouvernement n’a pas encore fourni de bilan matériel ou humain officiel, mais les premières images en provenance de l’île montrent des hectares de forêt calcinés et un ciel obscurci par une fumée dense.
Chaque été, la Grèce est confrontée à des incendies de forêt de plus en plus intenses, conséquence directe du changement climatique selon les autorités. Le pays tente depuis plusieurs années de renforcer ses capacités de réponse, mais les conditions météorologiques extrêmes rendent les interventions toujours plus difficiles.
La déclaration de l’état d’urgence à Chios permettra de débloquer rapidement des ressources supplémentaires et d’accélérer l’assistance aux sinistrés. Le gouvernement central suit de près l’évolution de la situation et pourrait prendre d’autres mesures si les feux se propagent vers des zones plus densément peuplées ou stratégiques.