Face à la “coercition” chinoise, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi promet une refonte majeure de la sécurité (AP)
Face à la “coercition” chinoise, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi promet une refonte majeure de la sécurité (AP)

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a mis en garde contre la « coercition » croissante de la Chine dans son premier discours de politique générale post-électoral devant le Parlement, promettant une refonte de la stratégie de défense du pays.

S’exprimant vendredi à Tokyo, elle a annoncé son intention de revoir la stratégie nationale de sécurité et les règles encadrant les exportations d’armements. Elle a également évoqué la mise en place d’un conseil de renseignement chargé d’examiner les menaces stratégiques et les investissements étrangers jugés sensibles.

Sanae Takaichi a souligné que l’environnement sécuritaire du Japon devenait « de plus en plus sévère », en référence implicite aux activités militaires de la Chine en mer de Chine orientale et autour de Taïwan. Elle a affirmé que Tokyo devait renforcer ses capacités de dissuasion et approfondir sa coopération avec ses alliés.

La cheffe du gouvernement a également promis d’accélérer le redémarrage des réacteurs nucléaires, une mesure destinée à renforcer la sécurité énergétique du pays tout en réduisant sa dépendance aux importations de combustibles fossiles.

Ce discours marque un tournant stratégique pour le Japon, qui cherche à adapter sa posture de défense à un contexte régional tendu. Les annonces de Sanae Takaichi seront suivies de près par les partenaires et voisins de Tokyo, dans une région marquée par des rivalités croissantes.

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