Une fillette de 18 mois, détenue pendant plusieurs semaines par les autorités américaines de l’immigration, a été remise sous la garde de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et privée de médicaments après avoir été hospitalisée pour une grave maladie respiratoire, selon une plainte déposée en justice. L’affaire relance les critiques sur les conditions de détention des migrants, en particulier des enfants, aux États-Unis.
D’après la plainte, l’enfant, prénommée Amalia, souffrait d’une infection respiratoire sévère lorsqu’elle se trouvait en détention avec sa famille. Après une hospitalisation jugée nécessaire par les médecins, elle aurait été renvoyée dans un centre de détention sans bénéficier des traitements prescrits, mettant potentiellement sa santé en danger.
La famille était retenue dans un centre de détention au Texas en raison d’une épidémie de rougeole signalée sur place, selon le document judiciaire. Les avocats affirment que les autorités n’ont pas assuré un suivi médical adéquat après la sortie de l’hôpital, malgré la vulnérabilité de l’enfant et la gravité de son état.
Cette affaire intervient dans un contexte de critiques accrues visant la politique migratoire du président Donald Trump, régulièrement accusé par des défenseurs des droits humains et des élus démocrates de pratiques de détention jugées inhumaines, en particulier à l’égard des familles et des mineurs.
Les autorités de l’ICE n’ont pas immédiatement répondu aux accusations détaillées dans la plainte. De leur côté, les avocats de la famille demandent des mesures urgentes pour garantir l’accès de l’enfant aux soins médicaux nécessaires et pour empêcher son maintien dans des conditions qu’ils estiment dangereuses pour sa santé.
L’affaire pourrait raviver le débat juridique et politique autour de la détention des enfants migrants aux États-Unis, alors que plusieurs décisions de justice passées ont déjà remis en cause certaines pratiques de l’administration fédérale en matière de prise en charge sanitaire et de protection des mineurs.