Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que les discussions entre les États-Unis et Cuba se poursuivaient et qu’un accord pourrait être conclu prochainement, laissant également entendre que Washington pourrait envisager d’autres mesures si les négociations n’aboutissaient pas. Cette déclaration suggère que les relations entre les deux pays, longtemps marquées par la tension, pourraient connaître une évolution rapide.
S’exprimant devant des journalistes à bord d’Air Force One, Donald Trump a indiqué que La Havane souhaitait également parvenir à un compromis. « Cuba souhaite également conclure un accord, et je pense que nous y parviendrons très prochainement, soit en concluant un accord, soit en faisant ce qu’il faut », a-t-il déclaré. Le président américain a toutefois précisé que Washington donnait actuellement la priorité à la situation liée à l’Iran. « Nous discutons avec Cuba, mais nous réglerons le problème iranien avant celui de Cuba », a-t-il ajouté.
Ces propos interviennent dans un contexte de relations toujours tendues entre Washington et La Havane, marquées depuis des années par des sanctions économiques, des désaccords diplomatiques et des différends sur des questions telles que la migration ou la sécurité. Les partenaires régionaux et les investisseurs suivent attentivement tout signe d’un éventuel changement dans la politique américaine à l’égard de l’île.
Du côté cubain, le président Miguel Díaz-Canel a confirmé vendredi que des discussions avaient été engagées avec les États-Unis. Dans une déclaration diffusée à la télévision d’État, il a expliqué que ces échanges visaient à trouver, par le dialogue, des solutions aux différends qui opposent les deux pays.
Le dirigeant cubain a également exprimé l’espoir que ces négociations permettent de réduire les tensions entre les deux rivaux historiques. Selon lui, la voie diplomatique pourrait contribuer à éloigner les deux nations d’une confrontation prolongée.
Ces discussions surviennent alors que Cuba traverse l’une des crises économiques les plus graves de ces dernières décennies. Les difficultés ont été aggravées par des perturbations dans les importations de pétrole, essentielles pour alimenter les centrales électriques et les réseaux de transport du pays.
Face aux pénuries de carburant, les autorités cubaines ont dû imposer des coupures d’électricité tournantes dans plusieurs régions et restreindre certains services publics. Dans ce contexte, une amélioration des relations avec Washington pourrait représenter un enjeu majeur pour l’économie de l’île.