Équateur : une récompense de 100 000 $ pour retrouver un député accusé de viol sur mineure
Équateur : une récompense de 100 000 $ pour retrouver un député accusé de viol sur mineure

Le gouvernement équatorien a offert une récompense de 100 000 dollars pour toute information permettant de localiser Santiago Díaz Asque, un député accusé de viol sur une mineure. L’affaire, révélée cette semaine après son exclusion du parti d’opposition Révolution citoyenne, secoue l’opinion publique et place la classe politique face à ses responsabilités.

Le ministre de l’Intérieur, Jhon Reimberg, a annoncé la récompense dimanche via un message sur le réseau social X (anciennement Twitter), précisant qu’elle serait versée en échange de toute information « vérifiable et fiable » permettant d’arrêter le parlementaire. Trois propriétés liées à l’affaire ont été perquisitionnées mercredi, mais le parquet n’a donné aucun détail supplémentaire sur les éléments recueillis ou l’état d’avancement de l’enquête.

Santiago Díaz a publié une lettre niant catégoriquement les accusations, qu’il qualifie de manœuvre politique visant à faire taire sa « voix incorruptible et critique ». Après son expulsion de son parti, il a tenté d’obtenir un congé sans solde de l’Assemblée nationale, demande qui a été rejetée.

S’il est reconnu coupable, le député encourt jusqu’à 22 ans de prison, selon la législation équatorienne en vigueur. Le président Daniel Noboa a profité de cette affaire pour annoncer vendredi la présentation d’un projet de réforme constitutionnelle autorisant la castration chimique des personnes condamnées pour viol, affirmant que l’heure était venue pour le Parlement de « montrer qui défend véritablement les victimes ».

Cette affaire très médiatisée ravive les débats en Équateur sur l’impunité, la protection des victimes de violences sexuelles et la responsabilité des élus. Le pays, déjà secoué par une série de scandales politico-judiciaires, observe désormais avec attention les suites de cette affaire explosive.

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