Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un aurait désigné sa fille Kim Ju Ae comme sa successeure probable, selon une note d’information présentée par les services de renseignement sud-coréens aux parlementaires à Séoul.
D’après le Service national du renseignement (NIS), Kim Ju Ae est désormais considérée comme la « deuxième dirigeante de facto » du pays. Les analystes sud-coréens estiment qu’elle ne se contente plus d’apparitions symboliques, mais qu’elle contribuerait à l’élaboration de certaines orientations politiques, une évolution notable dans un régime historiquement dominé par des figures masculines de la dynastie Kim.
La jeune fille est apparue à plusieurs reprises aux côtés de son père lors d’événements militaires, de défilés et d’inaugurations officielles, alimentant les spéculations sur son rôle futur. Les observateurs surveillent désormais si elle recevra un titre officiel lors d’une prochaine réunion du Parti du travail de Corée, ce qui constituerait un signal fort quant à une transition dynastique préparée.
Dans le même temps, Kim Jong-un aurait ordonné l’accélération du développement d’un sous-marin capable de lancer des missiles balistiques, selon les mêmes sources. Cette décision s’inscrit dans la stratégie de modernisation militaire du régime, qui cherche à renforcer sa capacité de dissuasion face aux États-Unis et à leurs alliés régionaux.
Si la désignation d’un successeur reste officiellement non confirmée par Pyongyang, la montée en visibilité de Kim Ju Ae marque une évolution majeure dans la politique nord-coréenne, où la continuité dynastique demeure un pilier central du pouvoir.