Le parti conservateur au pouvoir en Allemagne a adopté une motion visant à interdire l’utilisation des réseaux sociaux aux enfants de moins de 14 ans et à renforcer les contrôles de vérification d’âge pour les adolescents. Cette décision, prise lors d’un congrès à Stuttgart, s’inscrit dans un mouvement plus large en Europe en faveur de restrictions accrues sur l’accès des mineurs aux plateformes numériques.
Réunie en congrès, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) du chancelier Friedrich Merz a également plaidé pour l’instauration d’amendes contre les entreprises en ligne qui ne respecteraient pas ces limites d’âge. Le parti souhaite par ailleurs une harmonisation des normes à l’échelle de l’Union européenne afin d’éviter des disparités entre États membres.
La proposition prévoit une interdiction stricte des réseaux sociaux pour les moins de 14 ans, ainsi que des mécanismes de vérification numérique plus rigoureux pour les adolescents plus âgés. Les responsables conservateurs estiment que ces mesures sont nécessaires pour protéger les jeunes contre les contenus inappropriés, la désinformation et les effets néfastes d’une exposition excessive aux écrans.
La dynamique en faveur de telles restrictions s’accélère en Europe. Plusieurs pays, dont l’Espagne, la Grèce, la France et la Grande-Bretagne, envisagent ou mettent en place des limitations similaires concernant l’accès à des plateformes comme TikTok ou Instagram. Les débats portent notamment sur l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes et sur la nécessité de responsabiliser davantage les entreprises technologiques.
En Allemagne, la proposition suscite des réactions contrastées. Certains parents et enseignants saluent une initiative destinée à mieux encadrer l’usage des écrans, tandis que des adolescents expriment leurs inquiétudes face à une mesure jugée trop restrictive. Les discussions devraient désormais se poursuivre au niveau législatif, alors que Berlin cherche à inscrire cette réforme dans un cadre européen plus large.