De nouvelles frappes aériennes israéliennes ont fait au moins 27 morts dans la bande de Gaza, dont trois enfants, selon des responsables palestiniens de la santé. Les attaques ont visé un poste de police, des habitations et des tentes abritant des déplacés, marquant l’épisode le plus meurtrier depuis plusieurs semaines dans l’enclave.
L’armée israélienne affirme avoir ciblé des commandants et des sites appartenant au Hamas et au Jihad islamique, en réponse à une violation du cessez-le-feu conclu en octobre sous médiation américaine. De son côté, le Hamas accuse Israël d’avoir rompu la trêve, sans préciser si des membres du mouvement figuraient parmi les personnes touchées.
Selon des sources médicales et policières à Gaza, un poste de police du quartier de Sheikh Radwan, à l’ouest de Gaza City, a été bombardé, provoquant la mort de dix policiers et détenus. D’autres frappes ont touché au moins deux maisons dans le nord de la ville ainsi qu’un campement de tentes pour personnes déplacées à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza. Des opérations de secours étaient toujours en cours pour rechercher d’éventuelles victimes supplémentaires.
L’armée israélienne indique que ces frappes font suite à un incident survenu près de Rafah, où des soldats auraient identifié des hommes armés sortant d’un tunnel. Selon l’armée, trois d’entre eux ont été tués et un autre, présenté comme un commandant local du Hamas, a été arrêté. Le Hamas n’a pas commenté cet épisode.
Ces bombardements interviennent à la veille de la réouverture annoncée du point de passage de Rafah entre Gaza et l’Égypte, prévue dans le cadre d’un plan soutenu par les États-Unis pour tenter de consolider la trêve après plus de deux ans de guerre. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, les violences ont toutefois continué de faire des victimes. Les autorités sanitaires de Gaza évoquent plus de 500 morts, majoritairement des civils, tandis qu’Israël fait état de la mort de quatre de ses soldats dans des attaques de groupes armés palestiniens.
Alors que les deux camps s’accusent mutuellement de violer l’accord, les discussions sur la suite du cessez-le-feu restent fragiles. Les prochaines étapes, censées ouvrir la voie à une fin durable du conflit, portent notamment sur le désarmement du Hamas, un retrait israélien plus large et le possible déploiement d’une force internationale, autant de points qui continuent de susciter de profondes divergences.