Des frappes israéliennes à Gaza font plus de 30 morts, selon les autorités sanitaires palestiniennes (AP)
Des frappes israéliennes à Gaza font plus de 30 morts, selon les autorités sanitaires palestiniennes (AP)

Des frappes aériennes israéliennes ont tué plus de 30 personnes à Gaza, dont des enfants, selon des responsables palestiniens de la santé. Les attaques ont visé des habitations, des tentes abritant des déplacés et un poste de police, marquant l’une des opérations les plus intenses depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu conclu en octobre.

L’armée israélienne a indiqué avoir agi en réponse à une violation de la trêve survenue la veille, affirmant que des hommes armés avaient été repérés sortant d’un tunnel à Rafah, une zone du sud de la bande de Gaza où ses forces sont déployées dans le cadre de l’accord. Selon Israël, les frappes ont ciblé des commandants, des caches d’armes et des sites de production appartenant au Hamas et au Jihad islamique.

Le Hamas a de son côté accusé Israël d’avoir violé le cessez-le-feu, sans préciser si des membres ou des infrastructures du mouvement avaient été touchés. La population de Gaza, en grande partie déplacée et vivant dans des abris de fortune ou des bâtiments endommagés, reste particulièrement vulnérable aux violences.

Parmi les cibles touchées figurent le poste de police de Sheikh Radwan, où des victimes ont été signalées, ainsi que plusieurs maisons dans la ville de Gaza et un campement de tentes à Khan Younis. Des images diffusées depuis l’enclave montrent des immeubles calcinés, des appartements éventrés et des débris jonchant les rues.

Des proches des victimes ont décrit des scènes de désolation. Un habitant a indiqué que les corps de trois jeunes filles d’une même famille avaient été retrouvés dans la rue, s’interrogeant sur le sens d’un cessez-le-feu qui n’empêche pas la mort de civils.

Depuis l’entrée en vigueur de la trêve, les violences n’ont jamais totalement cessé. Les autorités sanitaires de Gaza font état de centaines de morts, majoritairement des civils, tandis qu’Israël affirme que des combattants palestiniens ont également tué plusieurs de ses soldats. Les deux camps se renvoient la responsabilité des violations.

Les médiateurs internationaux poussent désormais les parties à avancer vers les prochaines étapes de l’accord, qui prévoient notamment le désarmement du Hamas, la poursuite du retrait israélien et l’éventuel déploiement d’une force internationale, des points qui restent profondément contestés et fragiles.

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