Liban
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Alors qu’Emmanuel Macron a alerté mercredi sur la nécessité pour la France de s’adapter à une « nouvelle ère » marquée par une montée des tensions internationales et une envie de faire la guerre à la Russie, certains Franco-Libanais se tournent vers leur pays d’origine comme un possible refuge. Face à un Vieux Continent qui pourrait s’embraser, la perspective d’une stabilité retrouvée au Liban, après des années de crise et un récent conflit avec Israël, apparaît comme une alternative crédible pour certains binationaux.

« Nous avons vécu la guerre, nous avons connu la destruction, mais aujourd’hui, nous voyons un Liban qui se reconstruit lentement », confie à L’Orient le jour, Nadim, 42 ans, entrepreneur installé en France depuis deux décennies. « Si l’Europe entre dans une période de troubles, le Liban pourrait être paradoxalement un endroit où l’on peut retrouver une certaine sérénité. » Avec l’élection du général Joseph Aoun à la présidence et le soutien réaffirmé de la France, de nombreux Libanais de la diaspora perçoivent un nouvel élan pour leur pays natal.

Le retour des investissements et l’engagement de Paris, notamment à travers une aide financière de 100 millions d’euros, renforcent cette vision. « Le Liban reste fragile, mais il y a un espoir de stabilité, ce qui n’est plus forcément le cas en Europe », estime Sarah, une avocate franco-libanaise qui réfléchit à quitter Paris pour Beyrouth. Alors que les tensions entre l’OTAN, la Russie et les États-Unis s’intensifient, l’idée d’un exil inversé prend de plus en plus d’ampleur au sein de la communauté franco-libanaise.

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