Le journal Financial Times a rapporté samedi que des employés de Google DeepMind au Royaume-Uni prévoient de rejoindre un syndicat afin de pouvoir s’opposer à la décision de l’entreprise de vendre ses technologies d’intelligence artificielle à des groupes de défense liés au gouvernement israélien.
Selon le rapport, citant des sources proches du dossier, environ 300 employés de Google DeepMind à Londres cherchent depuis plusieurs semaines à adhérer au syndicat des travailleurs des communications.
DeepMind est une filiale d’Alphabet, la maison-mère de Google.
Google, Google DeepMind et le syndicat des travailleurs des communications n’ont pas encore répondu aux demandes de commentaires de l’agence Reuters.
Le journal précise que les rapports médiatiques évoquant la vente par Google de ses services cloud et de ses technologies d’intelligence artificielle au ministère israélien de la Défense ont suscité l’inquiétude des employés.
Google avait déjà rencontré des problèmes dans le passé concernant ses relations avec Israël, notamment lorsqu’elle avait licencié 28 employés l’année dernière après leur protestation contre un contrat de services cloud conclu avec le gouvernement israélien.