L’envoyé spécial de la Maison Blanche, Steve Witkoff, a rencontré ce week-end Reza Pahlavi, fils exilé du dernier shah d’Iran, afin d’évoquer les manifestations qui secouent actuellement le pays, a rapporté mardi le site Axios, citant un haut responsable américain. Cette rencontre intervient alors que l’Iran traverse l’une des vagues de contestation les plus importantes de ces dernières années.
Reza Pahlavi, installé à l’étranger depuis la révolution islamique de 1979, est considéré comme l’une des figures les plus visibles d’une opposition iranienne profondément fragmentée. S’il ne joue aucun rôle officiel, il bénéficie d’une notoriété symbolique auprès d’une partie de la diaspora et de certains opposants au pouvoir clérical.
Selon Axios, l’échange avec Steve Witkoff a porté sur l’évolution des manifestations déclenchées par la dégradation de la situation économique et par le mécontentement populaire croissant à l’égard des autorités. Les discussions auraient également abordé la répression menée par les forces de sécurité iraniennes, dénoncée par plusieurs organisations de défense des droits humains.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte de durcissement du ton de Washington à l’égard de Téhéran. Le président américain Donald Trump a récemment appelé publiquement les Iraniens à poursuivre les manifestations et annoncé de nouvelles sanctions, tout en évoquant la possibilité de mesures supplémentaires face à la répression.
Les autorités iraniennes accusent de leur côté les États-Unis et Israël d’ingérence et de chercher à instrumentaliser les troubles pour affaiblir le régime. Téhéran affirme que les manifestations, bien que reconnues comme liées à des difficultés économiques réelles, seraient attisées par des acteurs étrangers hostiles.
La rencontre entre Witkoff et Pahlavi souligne l’intérêt croissant de Washington pour les dynamiques internes iraniennes, tout en mettant en lumière la complexité du paysage de l’opposition. À ce stade, aucun élément n’indique que ces échanges déboucheront sur une stratégie coordonnée, mais ils illustrent l’attention portée par les États-Unis à une crise qui pourrait avoir des répercussions majeures sur l’équilibre régional.