Un tribunal sud-coréen a émis un nouveau mandat prolongeant de six mois la détention de l’ancien président Yoon Suk Yeol, a rapporté vendredi l’agence Yonhap. La décision intervient alors que l’ex-chef de l’État fait face à de nouvelles inculpations, dont des accusations d’aide à un État ennemi, en lien avec l’imposition éphémère de la loi martiale en 2024.
Selon Yonhap, le juge a justifié la prolongation par des inquiétudes concernant un risque de destruction de preuves. Yoon, destitué après la crise politique provoquée par la proclamation puis la levée rapide de la loi martiale, est déjà détenu depuis plusieurs mois dans le cadre d’enquêtes menées par des procureurs spéciaux.
L’ancien président a comparu devant le tribunal à Séoul pour l’audience de révision du mandat, tandis que ses avocats contestent la légalité et la nécessité de la détention prolongée. Le parquet, de son côté, estime que la gravité des faits reprochés et la poursuite des investigations justifient le maintien en détention.
Cette décision judiciaire prolonge l’incertitude politique en Corée du Sud, où l’affaire Yoon continue de susciter de vifs débats sur l’état de droit, l’équilibre des pouvoirs et l’héritage institutionnel de la crise de 2024.