Controverse au Pentagone - un proche d’Elon Musk nommé à un poste clé dans l’intelligence artificielle
Controverse au Pentagone - un proche d’Elon Musk nommé à un poste clé dans l’intelligence artificielle

Le Pentagone a nommé vendredi l’informaticien Gavin Kliger au poste de Chief Data Officer, un rôle stratégique chargé de superviser les projets liés à l’intelligence artificielle au sein du département de la Défense. Cette nomination intervient alors que les technologies d’IA deviennent un enjeu central pour les capacités militaires américaines.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Pentagone a indiqué que ce poste placerait Kliger « au cœur des efforts les plus ambitieux du Département en matière d’IA ». Sa mission consistera notamment à coordonner la mise en œuvre quotidienne des projets d’intelligence artificielle et à travailler directement avec les principaux laboratoires américains spécialisés dans ces technologies afin de soutenir les opérations militaires.

Gavin Kliger s’est fait connaître pour avoir collaboré avec le milliardaire Elon Musk dans ses efforts visant à réformer certaines structures du gouvernement américain l’année précédente. Toutefois, sa nomination suscite déjà des critiques en raison de prises de position controversées sur les réseaux sociaux.

Entre octobre 2024 et janvier 2025, Kliger a relayé ou exprimé des opinions jugées problématiques, notamment en republiant du contenu associé au suprémaciste blanc Nick Fuentes ainsi qu’à Andrew Tate, qui se décrit lui-même comme misogyne. Ces publications ont suscité des interrogations quant à la pertinence de sa nomination à un poste aussi sensible.

Le Pentagone n’a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires de Reuters concernant ces controverses, et Gavin Kliger n’a pas réagi publiquement dans l’immédiat.

Cette nomination intervient également dans un contexte de tensions autour de l’utilisation de l’intelligence artificielle par l’armée américaine. Un différend de plusieurs semaines avec l’entreprise Anthropic au sujet des limites et des garde-fous entourant l’usage militaire de ses outils d’IA a conduit l’administration du président Donald Trump à écarter la société la semaine dernière au profit d’OpenAI.

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