Boualem Bensaïd, cerveau des attentats de 1995, veut éviter la prison en France
Boualem Bensaïd, cerveau des attentats de 1995, veut éviter la prison en France

Condamné à la perpétuité pour avoir coordonné la vague d’attentats qui a ensanglanté la France en 1995, Boualem Bensaïd, 57 ans, pourrait sortir de prison… mais seulement à condition d’être expulsé vers l’Algérie. Problème : Alger refuse pour l’instant de délivrer le laissez-passer nécessaire. Toujours détenu au centre pénitentiaire d’Ensisheim, il demande désormais à être assigné à résidence dans l’attente d’un accord diplomatique.

Un terroriste jugé d’une violence extrême

Le nom de Bensaïd reste associé à l’attentat le plus marquant de cette campagne meurtrière : l’explosion dans le RER B à la station Saint-Michel, le 25 juillet 1995, qui fit huit morts et 150 blessés. Reconnu comme un chef du Groupe islamique armé (GIA) par le juge Jean-François Ricard, il est accusé d’avoir planifié plusieurs attaques en France avec pour objectif « le maximum de victimes ». Arrêté en novembre 1995 alors qu’il préparait un nouvel attentat à Lille, il n’a jamais exprimé de repentir.

La cour d’appel de Paris a validé sa libération sous réserve de son expulsion immédiate vers Alger, avec interdiction de revenir en France. Mais les relations diplomatiques tendues entre Paris et Alger bloquent la procédure. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a appelé l’Algérie à « montrer son sens des responsabilités » en acceptant son ressortissant. Bensaïd affirme vouloir se réinstaller à Alger, où il aurait reçu une promesse d’embauche.

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