Arrestation de Maduro : la doctrine Trump expliquée par Radouan Kourak sur CNews
Arrestation de Maduro : la doctrine Trump expliquée par Radouan Kourak sur CNews

Sur CNews, Radouan Kourak, chef du service politique d’Entrevue, a analysé l’arrestation de Nicolás Maduro sous l’angle du réalisme géopolitique. Selon lui, l’opération américaine s’inscrit dans une logique assumée de défense des intérêts nationaux, loin du discours traditionnel fondé sur les droits de l’homme. Il a rappelé d’anciennes déclarations de Donald Trump, notamment en 2010, où ce dernier s’interrogeait déjà sur l’intervention américaine en Irak sans récupération des ressources pétrolières, illustrant une constance dans sa vision stratégique.

Radouan Kourak a estimé que la méthode Trump relevait d’une application directe de la doctrine Monroe, soulignant que les États-Unis ont toujours agi de cette manière sur le continent américain. À la différence des administrations démocrates, qui privilégiaient selon lui des stratégies indirectes comme les révolutions dites « colorées », Donald Trump affiche ouvertement ses objectifs. Le raisonnement est simple : un régime hostile ou poursuivi par la justice américaine peut être renversé, et les ressources du pays concerné servent de contrepartie aux actions engagées.

Le journaliste d’Entrevue a également souligné que cette logique assumée valide de facto une réalité plus large du nouvel ordre mondial. Selon lui, cette approche donne raison aux grandes puissances comme la Russie ou la Chine, en confirmant qu’un État peut être renversé s’il s’oppose frontalement aux intérêts d’un empire. Une démonstration de force qui dépasse le seul cas vénézuélien et s’inscrit dans un rapport de puissance global désormais assumé.

Enfin, Radouan Kourak a rappelé que la France était directement concernée par la situation. Le Venezuela est voisin du Suriname et du Guyana, à proximité immédiate de la Guyane française. Il a souligné qu’environ 55 % de la cocaïne entrant en France transite d’abord par la Guyane puis par les Antilles avant d’atteindre l’Hexagone. À ce titre, il a estimé que la France aurait pu, elle aussi, agir face à une menace ayant un impact direct sur son territoire national.

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