Après la révolte de la génération Z, le Népal s’apprête à voter dans une élection sous haute tension (AP)
Après la révolte de la génération Z, le Népal s’apprête à voter dans une élection sous haute tension (AP)

Le Népal s’apprête à organiser jeudi des élections générales décisives, les premières depuis les manifestations menées par la génération Z en septembre dernier qui ont renversé le gouvernement. Ces protestations anticorruption, qui ont fait 77 morts, réclamaient davantage de transparence politique, plus d’emplois et un système politique plus intègre.

Près de 19 millions des 30 millions d’habitants du pays sont appelés aux urnes pour élire une assemblée législative de 275 membres. Parmi eux, 165 députés seront élus directement dans des circonscriptions, tandis que 110 sièges seront attribués selon un système de représentation proportionnelle.

Les manifestations de l’an dernier ont profondément transformé le paysage politique. Environ un million de nouveaux électeurs — pour la plupart des jeunes — se sont inscrits sur les listes électorales depuis ces événements, renforçant la pression pour une réforme du système politique et de l’économie.

Les principaux partis ont tenté de répondre à cette mobilisation en promettant davantage de transparence, des réformes institutionnelles et un renouvellement générationnel du leadership. Cependant, un fort scepticisme persiste parmi la population quant à la capacité réelle des dirigeants à mettre en œuvre ces changements.

Le Népal, petit État himalayen enclavé entre la Chine et l’Inde, est marqué par une instabilité politique chronique. Depuis 1990, le pays a connu 32 changements de gouvernement, une situation qui a freiné le développement d’une économie largement agricole et poussé des millions de Népalais à chercher du travail à l’étranger.

Dans ce contexte, le scrutin de jeudi est perçu comme un test majeur pour l’avenir politique du pays, alors que la nouvelle génération tente d’imposer une transformation durable du système.

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