Les États-Unis mettent en avant leurs exportations d’intelligence artificielle et leurs technologies de surveillance maritime lors des réunions de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) organisées cette semaine dans le sud de la Chine, dans un contexte de rivalité croissante avec Pékin. Washington cherche ainsi à contrer l’influence technologique et maritime chinoise dans la région.
Un haut responsable américain auprès de l’APEC, Casey Mace, a indiqué que l’administration du président Donald Trump avait lancé un fonds de 20 millions de dollars destiné à soutenir l’adoption des technologies américaines d’intelligence artificielle par les économies partenaires de la zone. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer le leadership des États-Unis dans les technologies émergentes.
Ces annonces interviennent à l’approche d’une visite prévue de Donald Trump en Chine en avril, ainsi que du sommet annuel des dirigeants de l’APEC que la Chine doit accueillir à Shenzhen en novembre. Ces rendez-vous pourraient mettre en lumière l’intensification de la concurrence sino-américaine dans les domaines technologique et économique en Asie-Pacifique.
Pékin cherche de son côté à combler son retard technologique sur les États-Unis dans les secteurs liés à l’intelligence artificielle. Toutefois, ses progrès sont freinés par le manque d’outils de fabrication de puces électroniques de pointe, un segment clé dans la course mondiale à l’IA.
Un porte-parole du département d’État américain a affirmé que la technologie d’IA chinoise favorise la propagande et la censure du Parti communiste chinois, et que la vision de Pékin en matière de gouvernance de l’IA viserait à permettre une répression autoritaire. La Chine affirme pour sa part soutenir la coopération mondiale en matière de gouvernance de l’IA et a déjà rejeté les accusations occidentales selon lesquelles ses exportations technologiques faciliteraient la censure.
En juillet dernier, Donald Trump a signé un décret destiné à garantir que les technologies, les normes et les modèles de gouvernance américains en matière d’intelligence artificielle soient adoptés à l’échelle mondiale, illustrant la volonté de Washington de structurer les règles internationales dans ce domaine stratégique.