À Genève, la nomination d’un envoyé américain ravive l’espoir d’un engagement renforcé auprès de l’ONU (AP)
À Genève, la nomination d’un envoyé américain ravive l’espoir d’un engagement renforcé auprès de l’ONU (AP)

Les États-Unis s’apprêtent à pourvoir le poste d’ambassadeur auprès des Nations unies à Genève, resté vacant depuis longtemps, une décision accueillie favorablement par de nombreux diplomates qui y voient un signal d’engagement renouvelé de Washington envers l’organisation multilatérale.

Le siège européen des Nations unies à Genève joue un rôle central dans les travaux sur les droits humains, le commerce, la santé et l’aide humanitaire. L’absence prolongée d’un représentant américain de haut rang avait nourri des interrogations sur la priorité accordée par les États-Unis à cette enceinte diplomatique.

Le président Donald Trump a récemment décrit l’ONU comme ayant un « grand potentiel », tout en critiquant son manque de soutien aux initiatives de paix menées par les États-Unis. Il a également lancé un « conseil de la paix », une initiative distincte qui suscite des inquiétudes chez certains diplomates, qui redoutent qu’elle ne fasse concurrence aux mécanismes existants de l’organisation mondiale.

Dans ce contexte, la nomination prochaine d’un ambassadeur est perçue comme un geste susceptible de renforcer le dialogue entre Washington et les institutions onusiennes basées à Genève. Plusieurs diplomates estiment qu’une présence américaine plus active pourrait contribuer à relancer la coopération sur des dossiers sensibles et à clarifier la position des États-Unis vis-à-vis du multilatéralisme.

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