À Gaza, le Ramadan débute au milieu des ruines des mosquées détruites (AP)
À Gaza, le Ramadan débute au milieu des ruines des mosquées détruites (AP)

Le mois sacré du Ramadan a débuté mercredi dans la bande de Gaza dans un paysage marqué par les destructions, où de nombreux Palestiniens se rendent prier dans les ruines de mosquées bombardées ou dans des espaces improvisés faits de bâches et de planches de bois.

À Gaza-ville, le dôme éventré de la mosquée Al Hassaina repose au sommet d’un amas de gravats. L’ancienne cour, autrefois remplie de fidèles venus prier côte à côte, est aujourd’hui occupée par des familles déplacées qui y dorment et y cuisinent. Des cordes à linge traversent les décombres, tandis que des enfants escaladent les structures fissurées et que des femmes récupèrent le linge suspendu entre des colonnes brisées.

« Je ne peux pas supporter de regarder cela », confie Sami Al Hissi, 61 ans, bénévole de la mosquée, debout sur les débris là où s’alignaient autrefois les rangées de fidèles. « Nous priions dans le calme. Nous retrouvions nos amis, nos proches. Aujourd’hui, il n’y a plus d’amis, plus de proches, et plus de mosquée », dit-il.

Après deux années d’offensives israéliennes, de nombreuses infrastructures religieuses ont été endommagées ou détruites. Les autorités locales et les habitants tentent d’aménager des lieux de prière de fortune afin de maintenir les traditions du Ramadan, période centrale de recueillement, de solidarité et de jeûne pour les musulmans.

Dans ce contexte de pertes humaines et matérielles massives, le début du Ramadan prend une dimension particulièrement douloureuse pour les habitants de Gaza, qui mêlent prières, deuil et espoir d’un retour à une vie plus stable, malgré l’ampleur des destructions.

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