En déplacement à Berlin, Reza Pahlavi, fils de l’ancien Shah d’Iran, a lancé un appel pressant aux pays occidentaux pour qu’ils s’engagent davantage contre le pouvoir en place à Téhéran. Lors d’une conférence de presse, il a exhorté les démocraties à soutenir activement un changement de régime, dans un contexte de conflit et de répression interne.
Figure de l’opposition en exil, Reza Pahlavi a vivement critiqué ce qu’il considère comme l’inaction de l’Europe face aux violences commises par les autorités iraniennes. Il a accusé les gouvernements occidentaux de « rester les bras croisés » alors que des manifestations ont été réprimées dans le sang, faisant des milliers de morts selon lui.
« La question n’est pas de savoir si le changement va se produire. Le changement est en marche », a-t-il déclaré, estimant que le renversement du régime iranien était inévitable. Il a toutefois mis en garde contre le coût humain de cette transition, pointant la responsabilité des démocraties occidentales.
Reza Pahlavi s’est également dit déçu par l’attitude du gouvernement allemand, qui a refusé de le rencontrer lors de sa visite. Ce refus illustre, selon lui, les hésitations de certains pays européens à s’impliquer plus directement dans la crise iranienne.
Sa venue à Berlin a suscité des réactions contrastées. Des manifestations ont été organisées dans le centre de la capitale allemande, réunissant à la fois des soutiens et des opposants. Lors d’une apparition publique, une personne a été arrêtée après avoir aspergé l’opposant d’un liquide rouge.
Fils du dernier Shah d’Iran renversé lors de la révolution de 1979 qui a porté l’ayatollah Rouhollah Khomeini au pouvoir, Reza Pahlavi incarne une figure controversée de l’opposition. Son appel à une implication accrue de l’Occident intervient alors que les tensions autour de l’Iran continuent de s’intensifier sur la scène internationale.
