L’essayiste et chroniqueur Laurent Kupferman est décédé mercredi matin à Fontainebleau, à l’âge de 59 ans. Figure du monde culturel et intellectuel, connu pour son engagement maçonnique au sein du Grand Orient de France, il a été retrouvé inanimé dans un logement privé du centre-ville. Selon les premières informations, deux hommes se trouvaient avec lui durant la nuit. Tous trois auraient consommé des drogues de synthèse. Les deux hommes, âgés de 39 et 58 ans, ont été placés en garde à vue.
Fils de l’historien Fred Kupferman et de l’écrivaine Sigrid Kupferman, Laurent Kupferman était diplômé de l’Université Paris-Panthéon-Assas. Il s’était imposé comme l’un des vulgarisateurs les plus influents de la franc-maçonnerie, publiant de nombreux ouvrages, souvent coécrits avec Emmanuel Pierrat ou Jacques Ravenne, parmi lesquels Ce que la France doit aux francs-maçons ou encore Rassembler – La Franc-Maçonnerie, un chemin vers soi et vers les autres.
Son engagement républicain l’avait également conduit à jouer un rôle moteur dans la panthéonisation de Joséphine Baker en 2021, grâce à une pétition soutenue par de nombreuses personnalités. Officier des Arts et des Lettres, il avait reçu en 2022 un prix spécial des droits de l’homme du Prix Laïcité France pour son action en faveur de la transmission des valeurs républicaines et humanistes.
La disparition soudaine de Laurent Kupferman laisse un vide immense dans le paysage intellectuel français. Érudit, pédagogue, profondément attaché à l’universalisme républicain, il aura marqué son époque par une œuvre dense, exigeante et engagée.