La Bourse de Damas rouvre après six mois de fermeture, signe d’un frémissement économique en Syrie
La Bourse de Damas rouvre après six mois de fermeture, signe d’un frémissement économique en Syrie

Après six mois d’interruption, la Bourse des valeurs de Damas a rouvert ses portes lundi, marquant une étape symbolique dans les efforts de relance économique entrepris par les nouvelles autorités syriennes, à la suite de la chute du président Bachar el-Assad. Cette reprise intervient dans un contexte de transition politique et de reconstruction, après près de quatorze années d’un conflit civil dévastateur.

La fermeture de la Bourse avait été décidée durant les derniers jours chaotiques du régime Assad, peu avant sa chute rapide face à une offensive éclair des forces rebelles. Lundi, le ministre syrien des Finances, Mohammed Yisr Barnieh, a assisté à la cérémonie de réouverture, saluant un moment clef dans le redémarrage économique du pays. Selon l’agence officielle SANA, il a affirmé que la Bourse fonctionnerait désormais comme une entreprise privée, avec l’ambition de devenir un véritable moteur de développement économique, notamment grâce à une orientation accrue vers le numérique.

Les nouvelles autorités syriennes affichent leur volonté de faciliter les activités économiques et d’attirer les investissements étrangers. Cette stratégie semble s’inscrire dans un contexte international plus favorable : les États-Unis et l’Union européenne ont annoncé le mois dernier la levée d’un large éventail de sanctions économiques imposées durant les années Assad.

Parallèlement à cette réouverture, Damas a signé la semaine dernière un contrat énergétique majeur, estimé à 7 milliards de dollars, avec un consortium regroupant des entreprises qataries, turques et américaines. Ce projet vise à reconstruire une grande partie du réseau électrique syrien, gravement endommagé par la guerre.

Le consortium est mené par UCC Concession Investments, basé au Qatar, et comprend également Power International USA, ainsi que les sociétés turques Kalyon GES Enerji Yatirimlari et Cengiz Enerji. L’accord prévoit la construction de quatre turbines à gaz à cycle combiné, totalisant une capacité d’environ 4 000 mégawatts, ainsi qu’une centrale solaire de 1 000 mégawatts.

Ces initiatives s’inscrivent dans une volonté manifeste de redonner à la Syrie une stabilité économique, condition indispensable à toute reconstruction durable après des années de guerre et d’isolement international.

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