Rebondissement dans l’affaire de la «tête de porc» à Nice : l’entourage de Christian Estrosi serait impliqué
Rebondissement dans l’affaire de la «tête de porc» à Nice : l’entourage de Christian Estrosi serait impliqué

À quelques jours du premier tour des élections municipales à Nice, l’enquête sur la découverte d’une tête de porc accompagnée d’insultes antisémites devant le domicile du maire, Christian Estrosi, connaît un rebondissement susceptible de bouleverser la campagne électorale locale.

Selon Le Parisien et des éléments communiqués par le parquet, les investigations s’orientent désormais vers l’hypothèse d’une possible manipulation provenant de personnes liées à l’entourage du maire.

Un proche du couple Estrosi a été placé en garde à vue. Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a précisé dans un communiqué qu’il s’agit d’« un homme né en 1980, de nationalité française, interpellé à son domicile à Nice ».

Cette évolution marque un tournant inattendu dans un dossier qui, depuis la fin du mois de février, alimente une vive controverse politique dans la capitale azuréenne.

Un suspect lié aux auteurs présumés identifiés par la vidéosurveillance

Cet homme aurait été en contact téléphonique et physique avec deux ressortissants tunisiens âgés de 36 et 38 ans. Ces derniers sont soupçonnés par les enquêteurs d’avoir participé à un groupe de quatre individus aperçu dans un véhicule au moment des faits.

Les suspects auraient été identifiés grâce aux images de vidéosurveillance exploitées dans le cadre de l’enquête.

Toujours d’après le quotidien, une collaboratrice de Christian Estrosi, entendue comme simple témoin, aurait déclaré aux enquêteurs avoir recruté elle-même ces deux ressortissants tunisiens. Leur mission aurait été de travailler à améliorer la visibilité et l’image du maire de Nice sur les réseaux sociaux.

Ces révélations ont conduit les enquêteurs à examiner plus précisément les liens existant entre les différents protagonistes et l’entourage du maire.

La présence de Christian Estrosi à plusieurs rencontres évoquée par l’enquête

Les investigations auraient également permis d’établir que Christian Estrosi lui-même se serait trouvé à au moins trois reprises en présence des deux ressortissants tunisiens aujourd’hui soupçonnés d’avoir accroché la tête de porc devant son domicile.

Cependant, deux sources proches du dossier interrogées ont précisé qu’il n’est pas possible, à ce stade, d’affirmer si le maire de Nice avait connaissance ou non d’une éventuelle opération liée à ces faits.

Les enquêteurs poursuivent donc leurs investigations afin de déterminer précisément les responsabilités et les circonstances dans lesquelles les différents protagonistes ont pu se rencontrer.

Une enquête ouverte après la découverte d’un acte antisémite le 27 février

Pour rappel, l’affaire remonte au soir du 27 février dernier, lorsque Christian Estrosi, maire de Nice et ancien ministre, a découvert devant son domicile une tête de porc accompagnée d’une affiche comportant une étoile de David et une insulte antisémite.

La découverte avait immédiatement suscité une vive émotion et une condamnation unanime dans la classe politique. Une enquête judiciaire avait été ouverte dans la foulée pour identifier les auteurs et déterminer les motivations de cet acte.

Depuis lors, les investigations progressent rapidement sous l’autorité du parquet de Nice.

Plusieurs gardes à vue dans le cadre des investigations

Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a indiqué que quatre nouvelles personnes avaient été entendues dans cette affaire.

Les gardes à vue de deux femmes nées en 1963 et 1967 ont été levées dans l’après-midi. En revanche, celles de deux hommes ont été prolongées et pourraient se poursuivre jusqu’à quarante-huit heures, a précisé le magistrat.

Alors que l’enquête se poursuit, cette affaire continue d’alimenter les tensions politiques à Nice à l’approche du scrutin municipal, dans une campagne déjà particulièrement disputée.

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