Polémique après un selfie dans un avion en direction d’Auschwitz: Jean‑Luc Romero présente ses excuses Instagram Jean-Luc Romero
Polémique après un selfie dans un avion en direction d’Auschwitz: Jean‑Luc Romero présente ses excuses. (Instagram Jean-Luc Romero)

Une photo publiée dans une story Instagram par Jean‑Luc Romero, adjoint à la mairie de Paris en charge des droits humains, a déclenché une vive polémique ce lundi. Sur ce selfie, on voit Anne Hidalgo, maire de Paris, ainsi que plusieurs élus parisiens, souriant à bord d’un avion en partance pour le camp d’Auschwitz‑Birkenau en Pologne, où se déroule chaque année un voyage mémoriel à l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire de l’Holocauste. 

La légende accompagnant la photo, indiquant simplement qu’il s’agissait du « Départ pour la visite des camps de la mort d’Auschwitz‑Birkenau », a été jugée par de nombreux internautes, personnalités politiques et commentateurs comme trop légère, voire profondément inappropriée compte tenu du contexte historique et de la symbolique du lieu visité. 

Face au tollé, Jean‑Luc Romero a effacé rapidement la publication et présenté des excuses publiques, reconnaissant la maladresse de son geste et réagissant aux réactions qui ont suivi.

Dans un communiqué, il a déclaré :

« Je reconnais que la publication en story Instagram, aussitôt supprimée, d’une photographie prise avant un déplacement mémoriel annuel à Auschwitz‑Birkenau, était totalement maladroite de ma part et que cela ait pu choquer.

Je m’excuse pour celles et pour ceux qui ont pu se sentir heurtés. Je regrette qu’elle ait pu donner le sentiment d’une légèreté déplacée face à l’un des lieux les plus tragiques de notre histoire, dans lequel je me suis rendu et recueilli à plusieurs reprises.

Ce ressenti est légitime et j’en prends la mesure.

Cependant, je ne comprends pas et n’admets pas tant de haine, au point même de diffamer mon époux décédé depuis presque 8 ans et d’évoquer un sordide « week‑end Chemsex à Auschwitz ».

Je souhaite également dire avec clarté que cette maladresse que j’assume ne peut en aucun cas justifier le déferlement de haine homophobe, de menaces et de propos diffamatoires qui ont suivi, ni qu’elle serve de prétexte à une instrumentalisation politique dont personne n’est dupe. »

Partager