Les États-Unis proposent à l’Ukraine des garanties de sécurité sur une période de 15 ans dans le cadre d’un plan de paix en discussion, a déclaré lundi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Le chef de l’État a toutefois précisé qu’il préférerait un engagement américain d’une durée pouvant aller jusqu’à 50 ans afin de dissuader durablement la Russie de toute nouvelle tentative de conquête territoriale.
Cette proposition intervient au lendemain d’une rencontre en Floride entre Zelensky et le président américain Donald Trump, qui a affirmé que l’Ukraine et la Russie n’avaient jamais été aussi proches d’un accord de paix. Donald Trump a néanmoins reconnu que les négociations menées par Washington depuis plusieurs mois pourraient encore échouer.
Les discussions butent toujours sur des points clés, notamment le retrait des forces militaires, la délimitation des zones concernées et l’avenir de la centrale nucléaire de Zaporijia, occupée par la Russie et comptant parmi les plus grandes au monde. Zelensky a souligné que, sans garanties de sécurité crédibles, une fin réaliste du conflit restait impossible.
Si les détails précis de ces garanties n’ont pas été rendus publics, le président ukrainien a indiqué qu’elles incluraient des mécanismes de surveillance de l’accord et une forme de « présence » des partenaires internationaux. La Russie a de son côté répété qu’elle refuserait tout déploiement de troupes issues de pays de l’OTAN en Ukraine.
Parallèlement, Donald Trump s’est entretenu par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine, une conversation qualifiée de « positive » par la Maison-Blanche. Selon le Kremlin, Poutine pousse pour un règlement global avant toute trêve, rejetant l’idée d’un simple cessez-le-feu temporaire.
Moscou a également affirmé que l’Ukraine avait tenté d’attaquer la résidence de Vladimir Poutine avec des drones longue portée, une accusation fermement démentie par Zelensky, qui y voit une manœuvre destinée à perturber le processus de paix. Le chef de l’État ukrainien a dénoncé ce qu’il a qualifié de « mensonge » visant à manipuler les négociations.
Alors que les pourparlers pourraient s’intensifier en janvier, la Russie affirme poursuivre son avancée militaire dans l’est et le sud de l’Ukraine. En parallèle, le président français Emmanuel Macron a annoncé que les alliés de Kiev se réuniraient début janvier à Paris pour préciser leurs contributions aux garanties de sécurité. Zelensky a enfin indiqué qu’il souhaitait soumettre tout accord de paix à un référendum national, une perspective conditionnée à l’instauration préalable d’un cessez-le-feu durable.