La Russie soutient un cessez-le-feu de 30 jours en Ukraine, mais insiste sur certaines conditions
La Russie soutient un cessez-le-feu de 30 jours en Ukraine, mais insiste sur certaines conditions

MOSCOU – La Russie s’est déclarée vendredi favorable à la proposition d’un cessez-le-feu de 30 jours dans le conflit en Ukraine, tout en soulignant la nécessité de « prendre en compte les nuances » liées à cette guerre qui dure depuis plus de trois ans. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé que le président Vladimir Poutine soutenait l’initiative, émise récemment par l’administration américaine de Donald Trump, mais a évoqué plusieurs conditions à sa mise en œuvre.

« Ce thème a été mis en avant depuis longtemps par la partie ukrainienne… Et dès qu’il a été avancé par l’administration américaine, il a été soutenu par le président Poutine », a déclaré M. Peskov, cité par l’agence TASS. Toutefois, il a ajouté qu’« il est très difficile d’en discuter en détail si aucune réponse n’est trouvée à un grand nombre de nuances autour de la notion de cessez-le-feu ».

Le Kremlin n’a pas précisé quelles étaient ces « nuances », mais la Russie a régulièrement insisté sur la nécessité d’un mécanisme de surveillance fiable pour garantir le respect d’une trêve. Moscou craint notamment que l’Ukraine ne profite d’un arrêt temporaire des combats pour se réarmer ou repositionner ses forces.

Cette déclaration intervient alors que les États-Unis et plusieurs alliés européens finalisent une proposition commune de cessez-le-feu de 30 jours, assortie de nouvelles sanctions contre la Russie si elle refuse d’y adhérer. L’Ukraine s’est dite prête à accepter cette proposition, tandis que la Russie avait unilatéralement décrété un cessez-le-feu de trois jours du 8 au 10 mai, à l’occasion du 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Malgré ce geste symbolique, les combats se poursuivent sporadiquement sur la ligne de front, notamment dans les régions de Kharkiv, Donetsk et Zaporijjia. Les négociations, si elles reprennent dans les prochains jours, s’annoncent donc complexes, avec des divergences persistantes sur les modalités et les garanties à apporter à toute pause humanitaire ou militaire.

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