Lors d’un discours prononcé depuis la base navale de l’Île Longue, le président français Emmanuel Macron a annoncé que la France entame une nouvelle phase de sa dissuasion nucléaire, qu’il a qualifiée de « dissuasion nucléaire avancée ». Selon le chef de l’État, cette évolution constitue une « démarche progressive » destinée à adapter la stratégie française face à un contexte mondial jugé de plus en plus incertain.
Emmanuel Macron a souligné que « les menaces nucléaires s’accroissent, se diversifient, sont connectées entre elles » et qu’elles sont liées à des « conflits intenses ». Il a également averti qu’« un embrasement est possible à nos frontières », rappelant qu’il affirme cette réalité « depuis le premier jour de son premier mandat ».
Le président a insisté sur l’importance de maintenir la dissuasion nucléaire française comme un élément intangible de la sécurité nationale. « À l’heure où vacillent les certitudes, et les adversaires s’enhardissent, la dissuasion doit demeurer un intangible français », a-t-il déclaré. Il a assuré que « notre dissuasion nucléaire est robuste » et qu’elle constitue un pilier essentiel de la défense du pays.
Pour justifier cette révision stratégique, Emmanuel Macron a expliqué que « le monde se durcit comme les dernières heures l’ont démontré », soulignant la nécessité d’adapter la posture de dissuasion aux nouvelles réalités géopolitiques. L’annonce s’inscrit dans le cadre de la Force océanique stratégique, qui comprend les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins basés à l’Île Longue.
Le président a donc réaffirmé sa volonté de faire de la dissuasion nucléaire française un instrument sûr et crédible, capable de protéger la France face à l’évolution rapide des menaces internationales.