Trois civils ont été tués dimanche dans une attaque russe visant la ville de Stepnohirsk, dans la région de Zaporijia, au sud-est de l’Ukraine, a annoncé le gouverneur régional Ivan Fedorov. Cette frappe s’inscrit dans un contexte de pressions militaires accrues de la part de Moscou, alors que les troupes russes poursuivent leur lente progression vers l’ouest le long de la ligne de front, qui s’étend sur environ 1 000 kilomètres.
Dans un message publié sur Telegram, Fedorov a précisé que la frappe s’était produite en pleine journée et avait détruit plusieurs habitations privées. Aucun autre détail n’a été fourni sur l’identité des victimes ou sur d’éventuelles autres personnes blessées. À ce stade, les informations rapportées par les autorités ukrainiennes n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante par Reuters.
À quelques kilomètres au sud de Stepnohirsk, dans la ville de Kamianske, les forces ukrainiennes affirment continuer à tenir leurs positions malgré les offensives répétées de l’armée russe. Un porte-parole militaire ukrainien a indiqué samedi que les soldats résistaient aux tentatives russes de prise de contrôle dans ce secteur stratégique, situé le long du fleuve Dniepr.
Cette attaque survient alors que la pression militaire russe semble s’intensifier dans l’est et le sud-est de l’Ukraine, régions déjà lourdement affectées par les combats depuis le début de l’invasion à grande échelle en février 2022. Ces derniers jours, plusieurs rapports ont fait état de mouvements de troupes russes et de frappes supplémentaires dans la région de Donetsk et dans les zones proches de la ligne de contact.
Le sud-est de l’Ukraine, notamment la région de Zaporijia, est considéré comme un axe stratégique majeur. Il constitue une porte d’entrée vers la Crimée annexée et vers les territoires occupés du Donbass. Moscou y mène des offensives ciblées depuis plusieurs mois, dans le cadre d’un effort plus large visant à consolider ses gains territoriaux et à désorganiser les lignes défensives ukrainiennes.
Alors que les combats se poursuivent, les civils continuent de payer un lourd tribut, en particulier dans les zones situées à proximité immédiate du front. La communauté internationale, déjà préoccupée par l’ampleur des pertes humaines et des destructions, redoute une nouvelle escalade à l’approche de l’hiver, période généralement propice aux offensives terrestres en raison des conditions climatiques plus stables.