Sept soldats israéliens tués à Gaza dans une explosion contre un véhicule blindé, selon l'armée
Sept soldats israéliens tués à Gaza dans une explosion contre un véhicule blindé, selon l'armée

JÉRUSALEM – Sept soldats israéliens ont été tués mardi dans le sud de la bande de Gaza, à Khan Younès, lorsqu’un engin explosif a détruit leur véhicule blindé, a indiqué mercredi un responsable militaire israélien sous couvert d’anonymat, conformément au règlement de l’armée.

Selon cette source, les noms de six des soldats tués ont été autorisés à être publiés, tandis que l’identité du septième reste confidentielle. Cet incident figure parmi les plus meurtriers pour l’armée israélienne depuis le début des opérations terrestres dans l’enclave palestinienne.

Depuis l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a marqué le début du conflit, plus de 860 soldats israéliens ont été tués, dont plus de 400 lors des combats dans Gaza.

Dans la même zone de Khan Younès, un autre soldat a été grièvement blessé mardi par des tirs d’armes à feu, selon l’armée israélienne.

La branche armée du Hamas, les Brigades al-Qassam, a affirmé sur Telegram avoir tendu une embuscade à des soldats israéliens retranchés dans un immeuble résidentiel dans le sud de la bande de Gaza. Selon le groupe, plusieurs soldats auraient été tués ou blessés après avoir été visés par un missile Yassin 105, puis par un autre projectile, avant que l’immeuble ne soit criblé de balles. Il n’a pas été confirmé dans l’immédiat si cet assaut correspond à l’attaque contre le véhicule blindé.

Cette attaque survient alors que le ministère de la Santé de Gaza a annoncé que le nombre de morts dans l’enclave depuis le début de la guerre avait dépassé les 56 000. D’après les autorités sanitaires gazaouies, 56 077 personnes ont été tuées depuis le lancement de l’opération militaire israélienne il y a 21 mois. Le ministère ne distingue pas les civils des combattants mais indique que plus de la moitié des morts sont des femmes et des enfants.

Depuis la reprise des combats le 18 mars, après une trêve de deux mois, 5 759 personnes ont été tuées, selon la même source.

Israël affirme cibler uniquement des combattants du Hamas et impute les pertes civiles à la présence des groupes armés palestiniens au cœur de zones densément peuplées. L’État hébreu estime que plus de 20 000 membres du Hamas ont été tués, sans toutefois fournir de preuve étayée. Le Hamas n’a pas communiqué son propre bilan.

Par ailleurs, la police israélienne a annoncé mercredi enquêter sur la mort d’une femme de Jérusalem-Est, déclarée décédée à un poste de contrôle après y être arrivée avec de graves blessures par arme blanche. Jérusalem-Est, annexée par Israël en 1967, est revendiquée par les Palestiniens comme la future capitale de leur État.

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