Missiles chinois, avions français et drones israéliens : le conflit Inde-Pakistan devient un champ d’essai militaire international
Missiles chinois, avions français et drones israéliens : le conflit Inde-Pakistan devient un champ d’essai militaire international

Le dernier affrontement entre l’Inde et le Pakistan, qui a débuté mercredi par des frappes aériennes indiennes sur des cibles en territoire pakistanais et au Cachemire sous contrôle pakistanais, a rapidement dégénéré en un conflit militaire complexe mêlant armements venus de plusieurs puissances étrangères. Si aucune des deux nations n’a officiellement déclaré la guerre, les experts estiment que l’intensité des hostilités équivaut déjà à un conflit ouvert.

Ce samedi, le Pakistan a affirmé avoir riposté à l’attaque indienne avec des missiles hypersoniques Fatah-II tirés depuis des avions JF-17 Thunder, co-développés avec la Chine, et a revendiqué la destruction d’un système de défense aérienne S-400 de fabrication russe dans l’État indien du Pendjab. L’Inde a nié cette affirmation, tout en reconnaissant que plusieurs de ses bases avaient été visées. Des vidéos diffusées par New Delhi montrent des frappes contre neuf cibles « terroristes », quatre situées dans le Cachemire pakistanais et quatre dans le territoire pakistanais proprement dit.

Le Pakistan a également affirmé avoir abattu cinq avions de chasse indiens : trois Rafale de fabrication française, un Sukhoï SU-30MKI et un MiG-29, tous d’origine russe. L’Inde, de son côté, n’a pas confirmé de pertes, bien que des débris d’appareils aient été retrouvés dans plusieurs régions. L’absence de vidéos ou de témoignages directs rend difficile la vérification des faits, alors que des images truquées et des informations non sourcées circulent abondamment en ligne.

Sur le plan technologique, ce conflit illustre un changement notable dans l’arsenal pakistanais. Si, lors de la confrontation de 2019, Islamabad avait utilisé un F-16 américain pour abattre un avion indien, cette fois, selon le ministre pakistanais des Affaires étrangères, c’est un chasseur chinois J-10C qui aurait réalisé les tirs, probablement avec des missiles PL-12 ou PL-15 également d’origine chinoise. Une évolution stratégique significative, alors que les tensions sino-indiennes restent vives dans l’Himalaya.

Le conflit, en plus d’être meurtrier, devient aussi un terrain d’essai pour les industries de défense étrangères. Les actions de l’entreprise chinoise AVIC Chengdu Aircraft ont grimpé en Bourse après les annonces pakistanaises, tandis que celles du français Dassault Aviation, constructeur du Rafale, ont chuté avant de remonter jeudi.

Les frappes indiennes, décrites comme ciblées et précises, ont fait au moins 31 morts civils selon Islamabad, qui dénonce des bombardements sur des mosquées et des habitations. New Delhi maintient que les attaques visaient uniquement des sites planifiant des opérations terroristes contre l’Inde.

Dans un contexte où ni l’Inde ni le Pakistan ne semblent vouloir reculer, la communauté internationale redoute une escalade incontrôlée entre deux puissances nucléaires. L’expert Praveen Donthi, du International Crisis Group, décrit la situation comme une « course impitoyable à la suprématie militaire », aggravée par un flot de désinformation et le silence stratégique des autorités officielles.

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