Grève SNCF du 8 mai : Tabarot ouvert aux « revendications qui peuvent s’entendre »
Grève SNCF du 8 mai : Tabarot ouvert aux « revendications qui peuvent s’entendre »

À quelques jours du mouvement prévu du 5 au 11 mai, Philippe Tabarot reconnaît que certains points soulevés par les syndicats ne sont pas dénués de sens. Interrogé sur TF1 ce mercredi, le ministre des Transports, qui jugeait mi-avril les demandes salariales « pas légitimes », a assoupli son propos : « Je ne m’en mêle pas, c’est une discussion entre l’entreprise et ses salariés », a-t-il affirmé, tout en rappelant que la SNCF avait déjà consenti plusieurs revalorisations ces dernières années.

Des plannings au cœur du dossier

Alors que CGT-Cheminots, Sud-Rail et le Collectif national ASCT appellent à la grève — les contrôleurs les 9, 10 et 11 mai et les conducteurs dès le 7 mai — Tabarot admet que l’organisation des plannings « sont des revendications qui peuvent s’entendre ». Mi-avril encore, il rejetait ces motifs, estimant qu’ils ne justifiaient pas de « créer ce chaos ». Malgré ce vernis de conciliation, le ministre a réitéré son « appel à la raison » pour préserver le pont du 8 mai : « La SNCF ne peut pas se permettre une nouvelle grève lourde de conséquences », a-t-il souligné. Il a prévenu qu’en cas de blocage persistant, l’entreprise devra instaurer un service « qui se rapproche du service normal », mettant la pression sur la direction pour endiguer le mouvement social et protéger son image comme ses finances.

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