Nouvelle-Calédonie : un accord « historique » signé pour un avenir dans la France
Nouvelle-Calédonie : un accord « historique » signé pour un avenir dans la France

Réunis depuis dix jours à Bougival, en région parisienne, les représentants indépendantistes et non-indépendantistes de Nouvelle-Calédonie ont annoncé ce samedi 12 juillet la signature d’un accord qualifié d’« historique ». Cet accord, fruit d’un sommet ouvert le 2 juillet par Emmanuel Macron, vise à tracer un nouvel avenir institutionnel pour le territoire ultramarin après les violentes émeutes de mai 2024. Il marque une avancée inédite dans le processus post-Accords de Nouméa.

Vers un « État intégré » dans la République avec double nationalité

Selon les premières déclarations, ce compromis repose sur plusieurs piliers majeurs : la création d’une nationalité calédonienne, un élargissement du corps électoral provincial, et l’inscription d’un « État de la Nouvelle-Calédonie » dans la Constitution française. Le texte signé ne prévoit plus de nouveaux référendums sur l’indépendance, hormis celui destiné à valider l’accord. Si les compétences régaliennes resteront à l’État, l’émancipation de la Nouvelle-Calédonie serait renforcée dans le cadre de la République.

Les signataires se félicitent d’un accord équilibré, obtenu au prix de concessions réciproques entre les deux camps. Le député Nicolas Metzdorf a salué « un statut dans la France » avec des Calédoniens « qui restent Français », tandis que Philippe Gomes évoque un texte qui « permet à l’espoir de renaître ». Les élections provinciales, initialement prévues avant fin novembre, seront reportées. L’accord devra désormais être entériné localement avant une révision constitutionnelle attendue à Versailles d’ici la fin de l’année.

Partager