François Hollande, désormais député, a déposé sa première proposition de loi visant à créer un statut de « réfugié scientifique » pour faciliter l’accueil des chercheurs menacés dans leurs pays d’origine. Ce texte, déposé le 14 avril, répond à une urgence liée aux politiques de Donald Trump, qui poussent de plus en plus de scientifiques à envisager l’exil. L’ancien président plaide pour un cadre juridique simple et durable pour attirer ces talents en France, notamment dans les domaines du climat et de la santé.
Un statut pour faciliter l’accueil des chercheurs menacés
Le statut proposé par François Hollande s’inspirerait de la protection des réfugiés climatiques. Les scientifiques seraient ainsi protégés par un statut similaire à celui des réfugiés, s’ils risquent de subir des menaces ou des restrictions à leur liberté académique. Ce texte a pour but de simplifier les procédures de visa et de garantir un accueil durable pour ces chercheurs, dans un contexte de concurrence accrue de la part d’autres pays, notamment la Chine et le Royaume-Uni.
Hollande insiste sur l’urgence d’agir maintenant, car de nombreux chercheurs américains sont confrontés à des licenciements et à la fermeture de laboratoires. Plusieurs universités françaises ont déjà exprimé leur volonté de les accueillir, mais pour cela, un cadre juridique rapide et clair est nécessaire, selon l’ex-président. Il souligne que sans une telle initiative, ces chercheurs risquent de se tourner vers d’autres pays. La proposition de loi vise à offrir un environnement favorable pour que les chercheurs menacés puissent poursuivre leurs travaux en France, en renforçant la coopération entre les scientifiques français et étrangers.