Vienne : un an de sursis pour un homme qui sollicitait des photos intimes d'une fillette de 12 ans
Vienne : un an de sursis pour un homme qui sollicitait des photos intimes d'une fillette de 12 ans

Un homme de 36 ans a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Vienne à douze mois de prison assortis du sursis, après avoir harcelé sexuellement via Snapchat une préadolescente de 12 ans déjà endeuillée par la perte de sa mère. Les faits, commis entre 2024 et 2025, ont conduit la jeune fille à tenter de mettre fin à ses jours le lendemain de la découverte des échanges par son père, sauvée in extremis par ce dernier.

La sentence, inférieure aux deux ans avec sursis requis par la procureure Véronique Stasio, a suscité la colère de l’avocat des parties civiles. « Il y a une incompréhension complète de la part de la justice sur le risque que représentent ces prédateurs pour les jeunes sur les réseaux sociaux », a dénoncé Me Jean Sannier, estimant que le prévenu avait su instrumentaliser ses fragilités psychiques pour atténuer sa peine.

Un père contraint de mener sa propre enquête

Placé sous curatelle renforcée depuis 2011, le mis en cause a été localisé grâce à la détermination du père de la victime, qui a lui-même traqué l’auteur des messages pendant quatre mois, faute de confiance dans la rapidité de la procédure judiciaire. C’est l’activation accidentelle de la géolocalisation Snapchat du suspect qui a permis de le identifier, une information aussitôt transmise à la police.

À l’audience, le prévenu a nié toute intention, affirmant ne pas avoir sollicité les échanges litigieux. Une expertise psychiatrique réalisée en garde à vue a pourtant conclu à sa pleine responsabilité pénale, sans pathologie diagnostiquée, tout en soulignant un risque de récidive avéré.

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