Une école primaire juive du XXe arrondissement de Paris a été la cible de dégradations dans la soirée de samedi 31 janvier. Selon le parquet, plusieurs individus s’en sont pris à l’établissement Beth Loubavitch – Beth Hannah, situé passage des Saint-Simoniens, non loin du métro Télégraphe, provoquant émoi et indignation dans le quartier.
D’après les premiers éléments, cinq personnes auraient participé à l’action. Trois vitres ont été brisées, une caméra de vidéosurveillance a été arrachée, tout comme la plaque apposée sur le bâtiment, retrouvée ensuite dans un square voisin. Le parquet précise toutefois que l’intérieur de l’école n’a pas été visité, écartant à ce stade l’hypothèse d’une intrusion dans les locaux.
Une qualification aggravée en raison de la religion
Une enquête a été ouverte pour « dégradations aggravées » avec deux circonstances retenues : l’action « en réunion » et le mobile lié à la religion. Les investigations ont été confiées au commissariat du XXe arrondissement afin d’identifier les auteurs et d’établir le déroulé exact des faits.
Le maire du XXe, Éric Pliez, a condamné « avec la plus grande fermeté » cette tentative d’effraction et les dégradations, rappelant que la sécurité des élèves constituait une « priorité absolue ». Il a dénoncé des actes « inacceptables » et contraires aux valeurs de la République, réaffirmant son refus de toute forme d’antisémitisme.
L’affaire survient dans un contexte de tension persistante : selon le ministère de l’Intérieur, 1 570 faits à caractère antisémite ont été recensés en France en 2024. Sur les huit premiers mois de 2025, 889 faits ont déjà été enregistrés, les chiffres annuels complets devant être publiés mi-février.