Grigny : un homme poignardé dans un centre commercial, son agresseur rattrapé et passé à tabac
Grigny : un homme poignardé dans un centre commercial, son agresseur rattrapé et passé à tabac

Cinq jours après la fusillade à l’arme de guerre qui a endeuillé le quartier des Moulins à Nice, deux suspects ont été mis en examen pour assassinat et tentative d’assassinat en bande organisée. L’attaque, survenue le 3 octobre vers 21 h 10, avait fait deux morts et cinq blessés, plongeant une nouvelle fois ce secteur populaire dans la terreur. L’enquête, confiée au parquet de Marseille en raison de la gravité des faits et de la dimension criminelle du dossier, avance rapidement. Selon le communiqué du parquet, les deux hommes ont été déférés et présentés à un juge d’instruction avant leur placement en détention provisoire. Ils sont poursuivis pour assassinats, tentatives d’assassinats, vols et recels en bande organisée, ainsi que pour participation à une association de malfaiteurs en vue de préparer un crime. L’un des suspects aurait été arrêté dans la nuit de samedi à dimanche dans les Bouches-du-Rhône. Les autres membres présumés du commando restent activement recherchés.

Une attaque d’une violence inédite

Les tireurs avaient ouvert le feu sans distinction sur un groupe d’habitants, à l’aide d’armes de guerre. Deux victimes, Rayan, 20 ans, et Oyshkur, 59 ans, ont été tuées sur le coup. Les cinq blessés ont été hospitalisés dans un état grave. D’après les premiers éléments, ni le jeune homme ni le père de famille tchétchène n’étaient impliqués dans le trafic de stupéfiants. Le parquet a confirmé qu’aucun des deux ne possédait d’antécédent judiciaire. La fusillade pourrait être liée à un règlement de comptes entre réseaux rivaux dans le cadre d’une guerre de territoires liée au narcotrafic. Mais les enquêteurs n’écartent aucune hypothèse. Pour le maire de Nice, Christian Estrosi, il s’agit d’un acte de « narcoterrorisme » marqué par des « tirs indiscriminés » perpétrés par « des groupes extérieurs au quartier ».

Un hommage empreint d’émotion et de colère

Mercredi après-midi, environ 300 personnes se sont rassemblées dans le centre-ville de Nice pour rendre hommage aux deux victimes. Familles, amis et habitants portaient des T-shirts blancs floqués de messages à leur mémoire : « À notre père parti trop tôt » ou « À notre petit frère parti trop tôt ». Les visages fermés, la foule a observé un long moment de silence, sous le regard d’un important dispositif policier. Dans un contexte où la Côte d’Azur connaît une recrudescence de règlements de comptes liés aux trafics, cette nouvelle fusillade renforce la pression sur les autorités locales. Le parquet de Marseille poursuit ses investigations pour identifier l’ensemble du commando, tandis que la population du quartier des Moulins, sous le choc, réclame davantage de sécurité et de moyens pour mettre fin à ce cycle de violence.

Que retenir rapidement ?

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