Grenoble : une tour du quartier Mistral prise d’assaut par 400 policiers lors d’un coup de filet antidrogue
Grenoble : une tour du quartier Mistral prise d’assaut par 400 policiers lors d’un coup de filet antidrogue

Hier mercredi 15 octobre, le quartier Mistral à Grenoble (Isère) s’est réveillé sous le grondement des sirènes. Dès l’aube, 400 policiers ont encerclé une tour de seize étages connue des services de police pour son rôle central dans le trafic de stupéfiants. L’opération, dirigée par la préfecture et le parquet, visait à frapper un réseau solidement implanté dans ce bastion du narcotrafic.

Un immeuble verrouillé par les dealers

L’assaut a commencé à six heures du matin. Des équipes de la police nationale, des CRS, de la police aux frontières et des douanes ont investi les lieux, appuyées par des enquêteurs de terrain. Dans l’immeuble ciblé, 24 des 64 appartements étaient vacants, mais transformés en caches et en points de stockage. Les forces de l’ordre ont dû découper plusieurs portes soudées à la disqueuse pour pénétrer à l’intérieur. Sur place, la saisie a été significative : dix kilos de résine de cannabis, une centaine de pochons contenant cocaïne et MDMA, ainsi que 10 000 euros en liquide. Des armes et des munitions ont également été découvertes. Quatre personnes ont été interpellées. Dans les parties communes, les policiers ont mis la main sur des affiches placardées par les trafiquants, mentionnant tarifs et numéros de contact, preuve de la structuration du commerce local de stupéfiants.

Un signal envoyé aux trafiquants comme aux habitants

Pour la préfète de l’Isère, Catherine Séguin, cette descente « atypique » visait à adresser un double message : « l’espace public ne leur appartient pas » a-t-elle martelé à propos des dealers, tout en affirmant sa volonté de soutenir les habitants du quartier. Le procureur de Grenoble, Étienne Manteaux, a salué une opération « exemplaire par son ampleur et sa coordination ». Grenoble et sa périphérie sont depuis plusieurs années au cœur d’une lutte acharnée contre les trafics, souvent accompagnés d’épisodes de violence armée. Les autorités promettent désormais une série d’interventions similaires dans d’autres secteurs sensibles de la ville. Dans les rues de Mistral, pourtant, certains riverains gardent un scepticisme fataliste. Beaucoup doutent que la tranquillité retrouvée tienne bien longtemps. Le trafic, disent-ils, « finira toujours par reprendre une fois les uniformes repartis ».

Que retenir rapidement ?

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