L’alerte intrusion a retenti ce mardi 7 octobre au collège Les Bréguières, à Cagnes-sur-Mer. En pleine récréation, une dizaine de personnes appartenant à la communauté des gens du voyage ont tenté de pénétrer dans l’établissement après une bagarre entre élèves. La scène a provoqué la panique dans la cour et conduit à un confinement immédiat des collégiens. L’incident a éclaté vers 10 h 30, lorsqu’une altercation a opposé quatre élèves. Le personnel éducatif est intervenu pour les séparer, mais l’un des adolescents impliqués aurait contacté son frère, qui à son tour a prévenu sa famille. Quelques minutes plus tard, plusieurs adultes ont surgi devant le collège, ont forcé les barrières, et tenté d’entrer dans la cour. Des témoins ont affirmé avoir vu une femme casser un grillage, déclenchant la fuite des élèves vers les salles de classe.
Une intervention rapide des forces de l’ordre
L’établissement a immédiatement appliqué le protocole de sécurité. L’alerte intrusion a été déclenchée et les élèves ont été regroupés dans le gymnase, tandis que les enseignants tentaient de les rassurer. Les policiers et les pompiers sont arrivés sur place en quelques minutes. Selon les autorités, deux jeunes ont été légèrement blessés pendant les incidents. Trois adultes du groupe ayant tenté de pénétrer dans le collège ont été interpellés et placés en garde à vue. Les images de la scène ont rapidement circulé dans la ville, suscitant émotion et inquiétude parmi les parents d’élèves. La municipalité a condamné l’intrusion, rappelant que les différends entre jeunes doivent être réglés par les équipes éducatives, et non par des interventions extérieures.
Une cellule psychologique pour les élèves
Dans l’après-midi, une cellule psychologique a été ouverte pour accompagner les élèves et le personnel. Le chef d’établissement a déposé plainte. L’adjointe déléguée à l’éducation de Cagnes-sur-Mer, Chantal Germain, a insisté sur la nécessité de préserver les écoles de toute intrusion : selon elle, les établissements scolaires doivent rester des lieux protégés, où les parents ne peuvent se substituer à l’autorité éducative. La sérénité est revenue dans le collège, mais la peur reste vive parmi les collégiens, encore marqués par cette scène d’irruption brutale au cœur de leur journée de classe.