Les États-Unis ont annoncé jeudi avoir révoqué et refusé des visas à plusieurs dirigeants d’entreprises indiens soupçonnés d’implication dans le trafic de précurseurs chimiques utilisés pour la fabrication de fentanyl, un puissant opioïde à l’origine de dizaines de milliers de décès par surdose chaque année aux États-Unis.
Dans un communiqué, l’ambassade américaine à New Delhi a précisé que cette décision visait des responsables d’entreprises impliquées dans la production ou l’exportation de substances chimiques considérées comme essentielles à la synthèse du fentanyl. Washington les accuse d’alimenter indirectement la crise sanitaire la plus meurtrière que connaissent actuellement les États-Unis.
Le fentanyl et ses dérivés, produits à partir de précurseurs principalement fabriqués en Asie, sont au cœur d’une épidémie qui a coûté la vie à plus de 100 000 Américains l’an dernier. Les autorités américaines renforcent depuis plusieurs mois leur coopération internationale pour tenter d’enrayer ce trafic.
La décision concernant les dirigeants indiens illustre le durcissement de la politique américaine, qui vise non seulement les trafiquants directs, mais aussi les entreprises soupçonnées de faciliter la chaîne d’approvisionnement. Elle intervient également dans un contexte où Washington cherche à accroître la vigilance de ses partenaires asiatiques face au commerce illicite de produits chimiques.
Aucune précision n’a été donnée sur le nombre exact de personnes concernées ni sur les sociétés impliquées.