Malgré des positions irréconciliables sur l’enrichissement de l’uranium, Téhéran et Washington relancent les discussions cette semaine à Oman. Objectif : éviter que l’Iran ne se dote de l’arme nucléaire, en échange d’un assouplissement des sanctions économiques qui asphyxient le pays. Depuis avril, cinq cycles de pourparlers ont eu lieu sous la médiation discrète du sultanat.
Enrichissement d’uranium, le point de blocage majeur
L’Iran enrichit actuellement son uranium à 60 %, bien au-dessus du seuil de 3,67 % prévu par l’accord de 2015 dont les États-Unis se sont retirés sous Donald Trump. Washington réclame un arrêt complet de cette activité, ce que l’Iran rejette catégoriquement en invoquant ses droits au titre du Traité de non-prolifération nucléaire. Pour produire une arme, il faudrait atteindre 90 %, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi doit participer en parallèle au Forum d’Oslo en Norvège, tandis qu’une nouvelle réunion bilatérale est prévue dimanche à Mascate, d’après Téhéran. De son côté, Donald Trump a parlé d’une rencontre jeudi, mais sans confirmer le lieu. Le flou reste donc entier sur le calendrier et le contenu des pourparlers.
Washington continue d’écarter toute levée immédiate des sanctions, ce qui constitue pourtant une condition incontournable pour l’Iran. Une nouvelle résolution occidentale contre Téhéran pourrait être déposée dans les prochains jours, avec la menace d’un retour des sanctions onusiennes. Un durcissement qui compromettrait encore davantage toute avancée diplomatique.