Le Département américain de la Sécurité intérieure (DHS) a annoncé lundi qu’il comptait œuvrer à la réintégration de l’Argentine dans le programme d’exemption de visa (Visa Waiver Program) « dans les années à venir ». Cette annonce a été faite à Buenos Aires à l’occasion de la visite officielle de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, marquant un rapprochement diplomatique significatif entre les deux pays.
Ce programme permet aux citoyens des pays participants de se rendre aux États-Unis pour des séjours de tourisme ou d’affaires d’une durée maximale de 90 jours, sans avoir à obtenir de visa. Pour être éligibles, les États doivent satisfaire à des critères stricts en matière de sécurité, de coopération policière et de contrôle migratoire, notamment en matière de lutte contre le terrorisme, la fraude documentaire et l’immigration illégale.
L’Argentine avait été admise dans le programme en 1996, avant d’en être exclue en 2002 à la suite d’une grave crise économique et de préoccupations sécuritaires exprimées par Washington. Depuis, les relations bilatérales ont connu des hauts et des bas, mais le pays sud-américain cherche à redorer son image internationale et à regagner la confiance de ses partenaires stratégiques.
Kristi Noem a souligné que le processus de réintégration serait progressif et conditionné à la mise en place de réformes techniques précises. Aucune date butoir n’a été annoncée, mais l’administration américaine affirme vouloir accompagner l’Argentine dans cette démarche. Selon des responsables américains, l’objectif est d’accroître les flux touristiques et commerciaux tout en maintenant des standards élevés de sécurité.
Pour Buenos Aires, ce retour dans le programme serait perçu comme un signe de reconnaissance des efforts récents du gouvernement en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre la criminalité transnationale. Cela faciliterait également la vie de millions d’Argentins désireux de voyager ou de faire des affaires aux États-Unis.
Si l’initiative se concrétise, l’Argentine rejoindrait un groupe restreint de pays latino-américains bénéficiant de ce privilège, illustrant un nouveau chapitre dans les relations diplomatiques entre Washington et l’un de ses partenaires historiques en Amérique du Sud.